Franceleine de Bellefontaine

A la recherche d'une certaine vérité, Franceleine Debellefontaine tente inlassablement de débusquer le beau, d'en révéler des parcelles et dans cet effort de création, proposer une vision d'un monde plus humain.

Franceleine sculpte depuis plus de vingt cinq ans, réalisant dans un lent apprentissage les courbes et les galbes qui s'imposent à elle et envahissent son imaginaire.

A l'origine, le bois lui a semblé être le plus adapté pour les révéler, tel des mots pour coucher des idées.

Désormais, Franceleine aime explorer tous les matériaux et faire réaliser des reproductions en bronze de ses oeuvres.

Franceleine travaille en taille directe, chaque sculpture est un nouvel apprentissage, une initiation, un pas en avant qui lui permet de rester au plus près de son monde intérieur, au plus près de l'instinct et de l'imagination, car comme l'affirmait Goethe :

« l'art n'est pas une imitation mais une conquête »

Le corps de la femme est une de ses sources d'inspiration : Femme aux multiples visages; infante, mère ou amante, femme-fille ou femme des âges mûres ; toutes ces Femmes s'unissent et se mélangent pour ne faire qu'Une. Leur corps dans la souplesse des formes suggère une infinie générosité, une tendresse exquise.

Son travail tend à leur rendre hommage en même temps que de les sublimer.

Aventurière de la création, elle sculpte en taille directe de manière spontanée et instinctive, c'est le travail et l'expérience qui font le reste. Tout repose à l'origine sur le ressenti du corps et de son extension en volumes souples, ondoyants et harmonieux.

C'est tout une mouvance, un bouillonnement intérieur qui la motive et la guide, le rythme se veut musical.

De chaque sculpture se dégage une sorte de musique linéaire. Unité, cadence, qui vont faire naître la forme prémonitoire qui sommeille encore.

Tout est là, transmettre à la matière le souffle chaud de la vie, de la sensualité. La sculpture comme la pratique Franceleine Debellefontaine est la vibration du cri de la vie, une douceur en offrande, un regain d'amour entre ombre et lumière.

La création est un mystère ou elle se laisse emporter sans se poser d'inutiles questions, c'est une sorte d'enfantement, d'offrande, ce n'est que la concrétisation d'un élan d'abondance, la sublimation matérielle d'un rêve.

Michel Benard (Lauréat de l'Académie Française, peintre, poète, critique d'art…).

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